Le harcèlement scolaire: puisqu'il faut en parler.

lundi 3 septembre 2018

DISCLAMER: ARTICLE PLUTÔT LONG, MAIS C'EST IMPORTANT ALORS RESTEZ PRÉSENT JUSQU'AU BOUT.


Bonjour bonjour, on se retrouve pour un tout nouveau style d'article et d'ailleurs je ne sais pas encore comment je vais appeler cette catégorie. Quoi qu'il en soit, j'ai envie de sortir un peu de mon confort habituel, du trintrin blogueuse qui partage ces rouges à lèvres et ces routines soin et parler des choses qui nous concerne tous plus ou moins: garçons, filles, adolescents, adultes, parents, amis. 

Vous connaissez sans doute le harcèlement scolaire un peu plus depuis que la Youtubeuse Marie Lopez en avais parlé il y a quelques temps, suivi par Jeremstar et récemment par la série phare 13 reasons why. Les médias commencent tout doucement à prendre l'affaire au sérieux, mais le harcèlement scolaire n'a pas attendu qu'on en parle à la télévision pour être présent dans nos vies. 

Si j'ai choisi ce sujet, c'est bien entendu parce que j'en ai souffert de l'école primaire jusqu'au collège et je n'avais jamais eu l'idée d'en parler en tant que blogueuse pour faire passer mon message. C'est maintenant la bonne occasion.Ce ne sera pas un article facile à aborder, c'est d'ailleurs la première fois que j'en parle ouvertement et ça sera sur mon blog avec vous, ça fait d'autant plus mal d'en parler ici, mais si ça peut aider alors je prends mon courage à deux mains et je le fais. 


Le harcèlement en chiffres:



Le harcèlement concerne 1 élève sur 10.

700 000 jeunes en France disent avoir subit du harcèlement scolaire sous n'importe quelle forme.

14% des victimes sont en écoles primaire contre 12% au collèges et 2-3% au lycée.

7% de collégiens et lycéens sont harceler sexuellement.

Sur 21 600 élèves, 18% disent avoir été victime du cyber-harcèlement.


Mon histoire:


Tout à commencer à mon arrivée dans cette nouvelle école, en CE1. Malgré le fait que j'avais plusieurs amis, comme pour tout le monde, j'avais également des personnes que j'appréciais moins et eux ne m'aimait pas du tout. J'étais le genre de petite fille qui restait dans son coin à l'époque, la petite fille pas vraiment à la pointe de la mode, pas trop trop jolie non plus. 

Cette année-là tout à commencer par des moqueries, des surnoms débiles comme «  Jennyphoque » va savoir pourquoi, mais ils m'ont toujours appelé ainsi. Une année, je me souviens que les chewing-gum de plusieurs mètres étaient à la mode. Chaque jour j'en avais un d'une couleur différente dans les cheveux, mon professeur était obligé de me faire sortir de la classe pour me couper la mèche qui était collée, super non ? 

J'ai été accusée de choses horribles par une fille complètement perturbée, j'ai même été plantée à coup de compas dans le dos. Et pourtant, je n'en ai jamais dit un mot à mes parents. En CM1, je suis partie en classe de neige à Valloire, en Savoie. Bien entendu on m'a mise dans la chambre de personnes que je n'aimais pas, vu que personne ne voulait de moi dans sa chambre. 

Sur les pistes de ski, on me poussait pour que je me retrouve les fesses dans la neige, on se moquait de moi à longueur de journée. Mais de cette horrible période de ma vie d'écolière, j'y ai quand même fait de belles rencontres.

A la naissance de mon petit frère, mes parents décident de déménager par manque de places. J'avais redoublée mon CM1 à cause de mauvaises notes à répétition, du fait que je n'étais pas concentrée en classes. Mais jamais personne ne s'est interrogé sur ce problème. 

Personne ne s'est jamais demandé pourquoi j'avais des bleus, pourquoi j'avais des mèches de cheveux plus petites que les autres, pourquoi j'avais peu d'amis. Je me suis finalement retrouvée dans une école où personne ne me connaissait, sauf ma voisine du dessus, qui était ma cousine éloignée. Un repère à mes yeux, puisque j'ai pu rester avec elle le temps de trouver mes propres repères. La fin de ma période à l'école primaire prenais fin sans nuages gris et j'en étais ravi.


Arrivée au collège, tout aller bien également. J'avais retrouvée mes amis de l'année d'avant, parce que oui je m'étais fait des amis et je n'aurais jamais pensé pouvoir encore être en contact avec certains aujourd'hui. 6Ème, 5ème et finalement la 4ème va être l'épisode nuage gris que je redoutais et dont j'avais presque oubliée l'existence. 

Un nouveau dans la classe. Un nouveau que j'aimais beaucoup au premier abord. Oui j'étais un cœur d’artichaut étant plus jeune et surtout très naïve sur les gens puisque je suis redevenue la rusée de la classe. Tout le monde s'était retournée contre moi, je me suis retrouvée seule, sans amis, sans mes repères que j'avais mis tant de temps à retrouver.

Sauf que cette fois-ci j'étais plus âgée, j'en ai parlé, mais personne ne m'a écouté. J'ai dû menacer ma maman avec un couteau, que j'allais me tuer si on me faisais retourner à l'école. En arrivée à ce point alors que tu es qu'une gamine, je vous jure que ça doit faire bizarre à un parent. 

J'ai réussie à me rebeller contre la personne qui avais causé tous ces problèmes, j'avais changée, je n'étais plus la petite fille qui ne disait rien et qui se laissait faire.Non, je rendais les coups et les mots et j'ai finalement décidé de prendre mon destin en main, j'ai décidé moi-même de changer d'école. 

Et l'histoire s'est heureusement bien fini. Plusieurs années ont passé et j'ai pu retrouver des personnes que j'avais connus avant et qui m'avait nommée comme leur bouc émissaires et j'ai eu le droit à des excuses de leur part.

Alors,oui, ces excuses n'effaceront jamais la honte que j'ai pu avoir chaque jour, ni même la douleur que j'ai pu ressentir, mais maintenant je vois ça comme une épreuve que j'ai traversée et qui m'a fait devenir celle que je suis maintenant.


Alors oui, c'est compliqué d'en parler à qui que ce soit je le sais, mais croyez-moi ça aide énormément parce que ces blessures elles sont toujours présentes chez moi et ça me fais toujours aussi mal d'en parler. J'écris ces quelques mots et malgré que les années soient passés il est encore difficile pour moi de pouvoir m'exprimer correctement sur tout ça, j'ai enfin eu la force de me confier à quelqu'un d'important pour moi et au vu de sa réaction je me suis dis que j'aurais dû lui en parler quand tout ça c'était passé.


Pensé aux dommages collatéraux que ça peut engendrer sur votre vie d'adulte c'est un conseil d'amie.  



Les sites et numéros importants:










Si vous avez besoin de conseils complémentaires, contactez le :

N° VERT « NON AU HARCÈLEMENT» : 3020
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h (sauf les jours fériés)



Si le harcèlement a lieu sur internet :

N° VERT « NET ÉCOUTE » : 0800 200 000
Gratuit, anonyme, confidentiel et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h


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